Ilya Ehrenbourg, lécrivain soviétique (juif ukranien)
Mort de Auteur d’essais, de romans qui traitent des problèmes sociaux et politiques modernes ’le Dégel’ en 1954, Ilia Grigorievitch Ehrenbourg, écrivain soviétique, natif de Kiev, est mort le 31 août 1967 à Moscou. L’écrivain Ilya Ehrenbourg parle de ’dégel’ pour qualifier les mois d’effervescence qui suivent la mort de Staline.
Le 31 août 1967 - 2006
Le mot fait florès.
Parmi les écrivains russes, un nom s’impose : Ilia Ehrenbourg - dont Hemingway écrivit : "On aurait dit qu’il faisait la guerre pour son compte". Il échappa miraculeusement à toutes les purges staliniennes. Comme il le confie lui-même dans ses précieuses Mémoires, personne ne l’envoya à la guerre d’Espagne ; il était déjà sur place puisqu’il était l’ami de Rafael Alberti, de Pablo Neruda... Ilia Ehrenbourg est, avant tout, un écrivain. Et un des plus grands journalistes de notre temps.
Il s’autoproclama correspondant des Izvestia. Et avait visité l’Espagne dès 1930, puis publié Espagne, république de travailleurs. Fin 1937, il écrit "Ce dont l’homme a besoin, un court roman, curieusement fort similaire à L’Espoir de Malraux". Ses Mémoires constituent son vrai testament ; il y retrace dans le détail les débats intellectuels autour de la guerre d’Espagne. Comment a-t-il pu échapper aux purges de Staline ? Tant d’autres - comme Babel, Pilniak, Koltsow - n’eurent pas cette chance.| L'atlantis en images Par Vikiz Le 25/08/06 à 20:16:17 | | |
Exposition de photos inédites pour les 70 ans d'un camp de concentration
Agence France-Presse
Berlin
Une exposition de photographies inédites s'ouvrira dimanche dans l'ancien camp de concentration de Sachsenhausen, à 30 km au nord de Berlin, à l'occasion du 70e anniversaire de sa construction.Baptisée De Sachsenburg à Sachsenhausen. Extraits de l'album photo d'un commandant de camp de concentration, l'exposition présente environ 200 clichés pris par le premier commandant du camp de Sachsenhausen, Karl Otto Koch.
Découvert dans les archives des services secrets russes, cet album, qui compte au total 500 photos, documente l'ascension de Koch au sein de la hiérarchie SS entre le début 1933 et l'été 1937, date de sa mutation à Buchenwald.
| Métropole : Un centre ville bien pensé (8/25/2006) |
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l'écrivain russe Evgueni Zamiatine (1884-1937) avait dit un jour que la vie est une tragédie et que pour lui survivre il faut verser soit dans la religion, soit dans l'ironie.
Les connaissances historiques et la conscience de classe
Nous commençons aujourd'hui une série de conférences qui s'étendra sur une semaine intitulée « Le marxisme, la Révolution d’octobre et les fondements historiques de la Quatrième Internationale ». Au cours de ces conférences, nous examinerons les événements historiques, les controverses théoriques et les luttes politiques à partir desquels la Quatrième Internationale est apparue. Le point central de ces conférences sera les quarante premières années du XXe siècle. Dans une certaine mesure, cette limite est déterminée par le temps dont nous disposons. On ne peut pas tout voir en une semaine. Et passer en revue ne serait-ce que les quatre premières décennies du siècle dernier en seulement sept jours est une tâche pour le moins ambitieuse. Et pourtant, il y a une logique historique derrière notre attention concentrée sur la période allant de 1900 à 1940.
Lorsque Léon Trotsky a été assassiné en août 1940, tous les grands événements ayant déterminé les caractéristiques politiques essentielles du XXe siècle étaient déjà survenus : l'éclatement de la Première Guerre mondiale en août 1914, la conquête du pouvoir politique par le Parti bolchevik en octobre 1917 et la création subséquente de l'Union Soviétique en tant que premier Etat ouvrier socialiste, l'arrivée des Etats-Unis comme le plus puissant Etat impérialiste au lendemain de la Première Guerre mondiale, l'échec de la Révolution allemande de 1923, la dégénérescence bureaucratique de l'Union Soviétique; la défaite de l'Opposition de gauche et l'expulsion de Trotsky du Parti communiste et de la Troisième Internationale en 1927, la trahison de la Révolution chinoise de 1926-1927, le Crash de Wall Street d'octobre 1929 et le début de la crise capitaliste mondiale, la montée de Hitler au pouvoir et la victoire du fascisme en Allemagne en janvier 1933, les procès de Moscou de 1936-1938 et la campagne de génocide politique contre l'intelligentsia socialiste et la classe ouvrière en URSS, la trahison suivie de la défaite de la Révolution espagnole de 1937-1939 sous l'égide du Front populaire dominé par les staliniens, l'éclatement de la Deuxième Guerre mondiale en septembre 1939 et le début de l'extermination des Juifs en Europe.
C'est pendant ces quatre décennies que les caractéristiques politiques essentielles du XXe siècle ont été définies, dans le sens que tous les grands problèmes politiques que la classe ouvrière internationale a confrontés suite aux années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale ne peuvent être compris qu'au travers du prisme des leçons stratégiques des grandes expériences révolutionnaires et révolutionnaires de la période qui a précédé cette guerre.
Pour analyser les politiques des partis sociaux-démocrates après la Deuxième Guerre mondiale, il faut comprendre les implications historiques de la chute de la Deuxième Internationale en août 1914. La nature de l'Union Soviétique et des régimes établis en Europe de l'Est au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que celle du régime maoïste établi en Chine en octobre 1949, ne peut être comprise qu'en se basant sur l'étude de la Révolution d’octobre et de la dégénérescence prolongée du premier Etat ouvrier. De même, la solution aux problèmes de la grande vague de révolutions anti-coloniales et anti-impérialistes qui a balayé l'Asie, le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Amérique latine après 1945 ne peut être trouvée qu'en se basant sur une étude difficile des controverses politiques et théoriques entourant la théorie de la révolution permanente de Trotsky formulée pour la première fois en 1905.
La Suisse, Etat paradoxal : la Confédération fédérale.
samedi 26 août 2006 - Ronan Blaise
Il existe aujourd’hui, enclavé dans le territoire de l’UE, un Etat européen indépendant qui n’en n’est pas (encore) membre. Cet Etat, c’est la Suisse : un pays d’environ 40 000 km² et comptant environ sept millions d’habitants, un pays original à plus d’un titre.

En effet, malgré son nom officiel mais paradoxal (i. e : Confédération) il s’agit là aujourd’hui d’un Etat fédéral, union de Cantons et de citoyens, regroupant là des ’’Helvètes’’ de confessions religieuses et de langues différentes dans le cadre d’un Etat éminemment démocratique et, aujourd’hui en tout cas, résolument pacifique.
Cet article est pour nous l’occasion d’exposer un bref résumé de cette histoire complexe qui a ainsi vu les communautés montagnardes de cette région centrale de l’arc alpin s’unir en un Etat propre et spécifique, d’abord confédéral, ensuite fédéral.
A l’origine la Suisse est née, à la fin du XIIIe siècle, de l’association librement consentie (mais devenue lien durable) de communautés paysannes montagnardes et de villes libres dirigée par la Bourgeoisie locale. Une alliance de circonstance qui s’est alors construite face aux empiétements de la noblesse et du système féodal, alors incarné dans l’autorité ducale puis impériale des Habsbourg (comme en témoigne le ’’mythe fondateur’’ de Guillaume Tell : archétype de la résistance rurale et ’’prolétaire’’ helvétique face aux aristocratiques puissances de ce monde...).
Et c’est ainsi que va naître la Confédération helvétique, tout d’abord sous le nom de ’’Waldstatten’’ (i. e : Communautés forestières’’). Confédération née du fameux Serment tripartite (’’Pacte perpétuel’’) du 1er août 1291 [1] alors passé (en latin) dans le pré du Grütli (ou Rütli, dans le Canton d’Uri) entre les trois communautés montagnardes d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald [2].
Cette alliance de circonstances deviendra la Confédération des VIII [3] puis bientôt X, XII puis XIII Cantons [4]. En tout cas, il s’agit là d’un réseau d’alliance lâche bientôt formalisé par la Charte de 1370, embryon de ’’Constitution helvétique’’ portant déjà quelques germes de Droit collectif.
Bien qu’alliés, les Cantons mènent des politiques extérieures diverses qui tirent la Confédération dans des directions politiques contradictoires. Néanmoins, les Confédérés réussiront à rejeter les tentatives de domination autrichienne ou bourguignonne [5], à obtenir sur la scène internationale la reconnaissance de leur indépendance [6] et à s’imposer en Europe comme une puissance politique ayant des ambitions non négligeables et une force militaire redoutable.
Du XVIe siècle à la Révolution française, l’organisation politique de la Suisse ne changera pas. Pour la désigner, les Historiens parlent aujourd’hui de la ’’Suisse ou Confédération d’Ancien Régime’’.
En effet, il s’agit là d’une Confédération de 13 Cantons (i. e : la ’’Ligue des XIII Cantons’’) à laquelle sont alliés - mais, sur un plan d’égalité - le Valais (dans le sud du pays) et les trois ’’Ligues Grisonnes’’ (dans le sud-est du pays, en région de langue romanche).
On peut parler là d’une Confédération car les Cantons suisse gardent en fait toute leur souveraineté et puisque la Diète confédérale (en fait, à l’époque, une conférence d’ambassadeurs) ne prend ses décisions qu’à l’unanimité. Celle-ci siège alors à Baden, sur le territoire du Canton d’Argovie (un Canton germanophone du nord du pays) et a pour origine la gestion des ’’baillages communs’’ [7].
Et, depuis la fin du XVe siècle, c’est le représentant du Canton de Zurich qui en assure la présidence permanente. Mais, à cette époque-là, il n’y a donc pas en Suisse d’autorité fédérale au sens véritable du terme.
Quand la France révolutionnaire intervint en Suisse, en 1795, ce sera pour en changer totalement l’organisation territoriale et politique. Et ce, en fonction des principes jacobins : transformant ainsi le pays (en 1798) en un Etat centralisé par la création d’une éphémère République helvétique dotée d’une Constitution unitaire dans laquelle les cantons ne sont en fait que des départements soumis au pouvoir central.
Mais, quand le Premier Consul Bonaparte décide de retirer ses troupes de Suisse, en 1802, c’est aussitôt le chaos. Ce pourquoi l’année suivante - en 1803 - il impose à la Suisse « l’Acte de Médiation ». Un Traité officiel par lequel le Premier Consul Bonaparte rétablissait l’ancienne Confédération (qui compte désormais dix-huit Cantons) et dont il se proclamait alors le ’’Médiateur’’ (exerçant ainsi le droit d’arbitrer les conflits entre les Cantons ainsi que la direction de la politique extérieure de la Confédération).
En 1815, un nouveau ’’Pacte fédéral’’ restaure l’ancienne Confédération pré-révolutionnaire par la mise en place d’une Confédération de vingt-deux Cantons (avec le retour dans celle-ci du Valais, de Neuchâtel et de Genève, territoire s momentanément incorporés à l’Empire français).
Mais ce retour à l’ « Ancien Régime » irrite une part croissante de l’opinion publique qui aspire à une plus grande démocratisation de la vie politique et réclame l’égalité des droits pour tous.
Ce pourquoi la tension va alors monter entre cantons libéraux voire radicaux (essentiellement protestants et francophones) et les cantons conservateurs (essentiellement catholiques et germanophones). Dont sept d’entre eux [8] vont bientôt signer, en 1845, un pacte de défense armée : le « Sonderbund » (i. e : ’’Ligue séparée’’).
Les incidents vont bientôt se multiplier entre la Diète fédérale, les Etats ’’libéraux’’ et le ’’Sonderbund’’. Ainsi, en 1847, la Diète fédérale (où les radicaux sont devenus majoritaires, exige la dissolution du pacte. Puis, les sept Cantons ’’rebelles’’ ayant refusé de s’incliner, elle déclenche les opérations militaires contre ces récalcitrants.
Cette guerre du ’’Sonderbund’’ (ou ’’guerre de sécession helvétique’’) sera courte. Les opérations militaires seront brèves (mois d’un mois), ne provoquant qu’une centaine de morts. Conflit au cours duquel les forces du ’’Sonderbund’’ seront rapidement vaincues par les forces de la ’’Diète’’ fédérale. Vaincus, les Cantons du ’’Sonderbund’’ devront alors accepter une révision en profondeur du Pacte fédéral de 1815.
C’est alors que naît la Suisse de l’époque contemporaine, mise en place par la Constitution de 1848 (une Constitution partiellement révisée en 1874 - et en 1999 - mais qui reste, aujourd’hui encore, toujours en vigueur). Théoriquement, le nom officiel de l’Etat est ’’Confédération helvétique’’ [9]. Mais, comme on va le voir ci-après, il s’agit là en fait d’un Etat fédéral.
En effet, la Constitution de 1848 résulte alors d’un compromis entre radicaux, libéraux et conservateurs de l’époque : elle instaure là un Etat fédéral qui laisse néanmoins une très grande autonomie aux Cantons. Le pouvoir législatif appartient au « Conseil national » (élu par le Peuple suisse) et au « Conseil des Etats » (composé de deux représentants de chaque Canton, aujourd’hui élus au suffrage universel). Toutes ces instances siégeant à Berne, promue capitale, où siège également le pouvoir exécutif de l’Etat : le « Conseil fédéral ».
Ainsi les 26 cantons suisses [10] sont autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution, son propre parlement local et son propre gouvernement), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Les affaires étrangères et l’armée relève dorénavant des seules autorités fédérales.
En revanche, un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal et du restent du ressort des Cantons. Comme, par exemple l’éducation (sauf les universités fédérales), la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l’entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l’armée) ainsi que d’autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité, la justice et (question sensible) les questions linguistiques restent du ressort des Cantons [11]. Et c’est cet équilibre institutionnel qui prévaut aujourd’hui encore en Suisse.
A l’heure où se pose la question de l’intégration éventuelle de la Confédération helvétique dans l’Union européenne, il nous semble pertinent d’essayer de faire le point sur la ’’raison d’être’’ de cette fameuse ’’alliance fédérale’’ de 20 Cantons (et 6 demi-Cantons) de cette région centrale de l’arc alpin. Cela nous permettra aussi de voir en quoi la Suisse contemporaine peut éventuellement être un ’’modèle théorique’’ pour les futurs développements d’une Union européenne en devenir.
Ancienne association de communautés montagnardes et de villes libres unies par serments [12] se promettant secours mutuel mais aussi de régler leurs différents par l’arbitrage et dans le cadre d’un règle commune (avec contrainte obligatoire contre celui qui refuserait de se soumettre à la décision de tous...), la Suisse est devenue une référence politique essentielle pour le fédéralisme et pour l’Europe en construction.
N’ayant au départ ni sceau, ni drapeau, ni finances communes, la Confédération helvétique était autrefois un système de gouvernement ’’lâche’’ unissant des Etats formellement indépendants les uns des autres (gardant leurs gouvernements particuliers en toutes choses...) et dans lequel les affaires communes n’étaient en fait discutées et les décisions importantes n’étaient adoptées qu’à l’unanimité des délégués présents à la Diète Confédérale.
Jusque là il ne s’agissait que de ’’défendre en commun le droit de rester divers’’ [13]. Et ce n’est que longtemps plus tard, lors de l’adoption de la Constitution de 1848, que les Confédérés décidèrent alors de passer à une étape ultérieure de leur construction étatique. Là, hostiles au principe diviseur des ’’nationalités’’, ils se réclameront alors explicitement du système fédéral américain pour mettre en place un système assurant pour eux davantage de cohésion. L’ancienne Confédération devenant là alors une vraie Fédération chargée de ’’réaliser le bien commun des Confédérés’’. Tout un programme...
- Sources :
« Atlas des Peuples d’Europe occidentale » (par André et Jean Sellier), Document publié aux Editions de la Découverte à Paris, en 1995 (200 pages, ici : pages 134 à 141).
« La pensée fédéraliste et la construction européenne » (Etudes du Mouvement Européen) : contribution d’Ivan Serge Keller, ici : page 37).
[1] le 1er août : date choisie officiellement comme fête nationale suisse en 1891, à l’occasion des fêtes du 600’ anniversaire du serment.
[2] Auxquels vont bientôt s’allier les Cantons de Lucerne en 1332, de Zurich en 1351, de Glaris et de Zoug en 1352.
[3] En 1353, avec l’alliance conclue avec le Canton de Berne.
[4] En 1513, avec l’alliance conclue avec le Canton d’Appenzell ; les Cantons de Fribourg et Soleure puis Bâle et Schaffouse ayant eux aussi obtenu leur admission dans l’alliance : en 1481 puis 1501.
[5] L’Empereur Léopold de Habsbourg étant vaincu par les Confédérés à Sempach, en 1386 : bataille au cours de laquelle il allait même trouver la mort. Vaincu lui aussi par les Confédérés dans ses tentatives hégémoniques : le Duc de Bourgogne Charles le téméraire, en 1476, à Grandson puis Morat.
[6] Par le traité de Bâle, signé en 1399 avec l’Empereur : document consacrant ’’de facto’’ l’indépendance des confédérés (les derniers liens formels et ’’de jure’’ existant encore avec l’Empire n’étant véritablement rompus qu’en 1648, aux lendemains des traités de Westphalie...).
[7] i. e : territoires de Baden, de Thurgovie, du Tessin, etc.
[8] Fribourg, Lucerne, Schwytz, Unterwald, Uri, Valais et Zoug.
[9] i. e : ’’Schweizerische Eidgenossenschaft’’ en allemand, ’’Confédération suisse’’ en français, ’’Confederazione Svizzera’’ en italien et ’’Confederaziun svizra’’ en langue romanche.
[10] Le dernier en date d’entre eux étant le canton du Jura : canton majoritairement francophone détaché - en 1979 - du canton majoritairement germanophone de Berne.
[11] D’après la Constitution de 1848, trois langues étaient officielles à l’échelon fédéral : l’allemand en sa variété dîte ’’Hochdeutsch’’, le français et l’italien. Et il s’y ajoute - depuis 1937 - une quatrième langue nationale (mais non langue officielle...) soutenue financièrement et juridiquement par les autorités fédérales : le (Rhéto-)Romanche ou ’’Rumantch’’ et ses formes dialectales (ladin-vallader et sursilvin), en usage dans les Grisons (dans l’Est du pays) et aujourd’hui parlée par moins de 50 000 personnes.
[12] i. e : ’’Eidgenossenschaft’’ (’’Ligue d’union’’ ou ’’Association jurée’’, ’’par serment’’) : nom qui vient de ’’Eid’’ (serment) : ce qui reste d’ailleurs le nom officiel de l’Etat fédéral helvétique en langue allemande : ’’Schweizerische Eidgenossenschaft’’.
[13] Sic, Denis de Rougemont.



