Un Petit Palais grand ouvert

Publié le par david castel

de Kressmann Taylor (texte paru aux éditions Autrement, 1999)
Avec Pierre Auffrey, Jean-Paul Schintu, Béatrice Reibel (violoncelle)

1932, Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain, sont marchands de tableaux en Californie. Ils sont aussi unis par des liens plus qu’affectueux que fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. C’est leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce petit livre inédit en France, écrit par une Américaine en 1938, et salué à l’époque aux Etats-Unis comme un chef-d'œuvre. Incisif , court et au dénouement saisissant, ce livre capte l’Histoire avec justesse. C’est un instantané, une photographie prise sur le vif qui décrit sans complaisance, ni didactisme forcené, une tragédie intime et collective, celle de l’Allemagne nazie.
publié par David CASTEL dans: détendez-vous
Vendredi 09 Décembre 2005

 
Samedi 10 Décembre 2005

A la Médiathèque Florian

 

  Un Petit Palais grand ouvert
Fermé depuis cinq ans pour travaux, le Petit Palais rouvre ses portes au public samedi. L’occasion d’une balade dans un lieu exceptionnel pour son architecure et les œuvres qu’il abrite.(08/12/2005)



Ce sublime monument qui a ouvert ses portes au tout début du XXe siècle nous offre ainsi la possibilité de le redécouvrir dans sa totalité. Il a retrouvé son faste d’antan. L’architecte Charles Girault (1851-1932), qui a “dessiné” ce bâtiment voué à accueillir l’Exposition universelle de 1900 (deux ans plus tard, à la suite du legs Dutuit qui a apporté plus de 20 000 œuvres d’art, le Palais des beaux-arts de la ville de Paris était inauguré), y a mis en application ses idées novatrices. Les travaux de restauration débutés en janvier 2001 ont eu pour ambition de retrouver toute la modernité du Petit Palais, en lui restituant notamment sa luminosité d’origine. Un pari brillamment tenu, qui a pour conséquence directe une valorisation dans les moindres détails du monument et des œuvres qu’il recèle, des décors peints de la grande galerie côté Champs Elysées (avenue W. Churchill) aux salles d’expositions temporaires côté Concorde (avenue Dutuit). Une véritable prouesse pour un monument de 22 650 m2 après rénovation, qui tient notamment à une série de fenêtres placées selon un axe est-ouest, qui jouent magnifiquement avec la transparence : à peine la sublime grille d’entrée du Petit Palais (joyaux de ferronnerie dessinée par Girault lui-même) franchie, vous avez vue sur le jardin intérieur et, au-delà, sur le café-restaurant. 7 000 m2 supplémentaires Avant d’évoquer ces nouveautés, revenons sur ce chiffre : 22 650 m2. Avant rénovation, le Petit Palais avait une surface de pas moins de 15 650 m2. Où l’agence d’architecture Chaix et Morel, responsable de la rénovation, a-t-elle bien pu dénicher ces 7 000 m2 supplémentaires ? Un gain de place qui s’est fait de deux manières. D’une part en déplaçant une partie des bureaux administratifs au deuxième étage du monument, jusqu’alors peu exploité, et – plus impressionnant –, en récupérant l’espace situé sous le jardin intérieur. Avant rénovation, il n’y avait rien d’autre que de la terre à cet endroit ; après rénovation, le public pourra profiter d’un auditorium d’environ 180 places, de documents retraçant l’histoire de la partie basse des Champs-Elysées, ainsi que de certaines salles des collections permanentes, notamment consacrées au Moyen Age et à l’art de l’icône. La collection du Petit Palais dans ce domaine est exceptionnelle, résultat d’une des nombreuses dations et donations qui ont enrichi le musée.

Un palais et un musée en un seul lieu
Car c’est bien d’un musée qu’il s’agit. Le Petit Palais n’est pas qu’un lieu d’expositions temporaires, mais bel et bien le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Et sa collection permanente, qui n’était que peu valorisée auparavant, laisse sans voix. Courbet, Rodin, Carpeaux, Vuillard, Cézanne, Monet sont au nombre des chefs-d’œuvres qui sont donnés à voir aujourd’hui, avec une large place accordée à l’art des années 1900. Certaines œuvres Art déco n’ont d’ailleurs jamais été montrées au public, faisant parfois l’objet d’acquisitions récentes dans l’optique du réaménagement des collections. Pourtant, on se croirait — presque — chez soi dans ce musée grâce, d’abord, à l’accès libre aux collections permanentes et ensuite à une scénographie volontairement diversifiée. Peintures, sculptures, bijoux, objets d’art et mobilier sont réunis dans chaque salle, afin de recréer l’atmosphère de l’époque, permettant une véritable résonance entre elles.

Entrer libre au Petit Palais
Beaucoup de nouveautés ont été mises en place à l’issue de ces cinq années de restauration. Leur particularité : elles sont toutes indépendantes les unes des autres, le promeneur pouvant simplement se laisser “happer” d’une salle à l’autre. Vous voulez vous balader dans le petit jardin intérieur, reproduction à l’identique de celui du début du XXe siècle ? La porte vous est grande ouverte, sans obligation de passer par les salles d’exposition. De même, rien n’est plus facile que de se donner rendez-vous pour aller prendre un verre à la cafétéria du Petit Palais. Et reconnaissons-le, il y a quelque chose de magique dans l’idée de “filer un rencard” au Petit Palais…

Anne-Sophie Caucheteux

‘Le Petit Palais - Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avenue Winston-Churchill, Paris VIIIe. Ouverture au public le 10 décembre 2005.
Entrée libre. Fermé le lundi.
Rens. : 01 53 43 40 00 ; www.petitpalais.paris.fr.

publié par David CASTEL dans: détendez-vous
Jeudi 01 Décembre 2005
Henri Cartier-Bresson et Sam Szafran

Une amitié intense et improbable

Déposée et exposée à Martigny, la collection de 226 photos de Cartier-Bresson données à Sam, Lilette et Sébastien Szafran, témoigne d'une amitié intense entre deux artistes pendant plus de trente ans. C'est aussi un bel hommage au photographe récemment disparu.
 
Alberto Giacometti © Fondation Pierre Gianadda, 2005
© Henri Catier-Bresson / Magnum
 
C'est en 1972 à Paris, lors d'une exposition où Sam Szafran présentait de grands dessins au fusain, qu'Henri Cartier-Bresson, ému par la force de ce jeune artiste, retrouva son ancien goût pour le dessin et lui demanda de lui donner des cours. C'était le début d'une grande et tumultueuse amitié. Ce que le photographe «apprit» en dessinant avec Szafran au Muséum d'Histoire naturelle est secondaire par rapport aux conversations et à la complicité de potaches qui s'établit entre eux.
 

Henri Cartier-Bresson - Gare Saint Lazare
© Fondation Pierre Gianadda, 2005
© Henri Catier-Bresson / Magnum

Henri Cartier-Bresson - Inde
© Fondation Pierre Gianadda, 2005
© Henri Catier-Bresson / Magnum
 
Les noir/blanc de l’amitié
Relation improbable, entre deux caractères bien trempés, de générations différentes, l'un très loquace, l'aîné plus taciturne. Ils partagent alors des passions communes pour Alberto Giacometti, Matisse et Bonnard et c'est ainsi que Cartier-Bresson commence à donner à Szafran des portraits de ces artistes. Puis au cours des années, il lui adresse des photos anciennes de ses voyages en Afrique, au Mexique, à New-York, en les dédicaçant avec amitié et humour. Des images du Ghetto de Varsovie de 1932-33 (voyage inconnu dans sa biographie), s'inscrivent comme un signe d'émotion parmi les dons faits à Szafran, Juif d'origine polonaise.
Chaque photo éternise un moment particulier de cette relation et des conversations sur les artistes et écrivains que Cartier-Bresson avait rencontrés, Picasso, Piaf, Jean Renoir, Mauriac, Paul Léautaud, Max Ernst…
Henri Cartier-Bresson invité à exposer photos et dessins à Martigny, noue une solide amitié avec Léonard Gianadda, et lui présente Sam Szafran qui fera sa première rétrospective à la Fondation. C'est ainsi que trois familles se lient par une série d'échanges et de portraits et que, à la mort de Cartier-Bresson, Szafran décide de déposer sa collection de photos à Martigny.
 
Henri Cartier-Bresson - Henri Matisse
© Fondation Pierre Gianadda, 2005 – © Henri Catier-Bresson / Magnum
 
Un parcours de vie
La collection, toute empreinte des relations chaleureuses du photographe et de la famille de l'artiste reflétées par les dédicaces, commentaires et inscriptions en vers d'écolier, est aussi représentative du parcours artistique du photographe, avant, pendant et après la guerre. Les portraits et les scènes de reportage témoignent du regard « zen » de Cartier-Bresson, de la distance qu'il garde pour ne pas déranger ses sujets, de son attention aux petites gens, à la pauvreté et du choix aigu de l'instant décisif de la prise de vue.

Outre les photos de sa collection, Sam Szafran inaugurera à Martigny, sur la commande de Léonard Gianadda, deux céramiques monumentales sur ses thèmes familiers, «Escalier» et «Feuillage» réalisées par Joan Gardy Artigas, accompagnées de 40 photos de Martine Franck-Cartier-Bresson qui a suivi le travail du céramiste à Barcelone.
Mireille Callu
 

Henri Cartier-Bresson - USA
© Fondation Pierre Gianadda, 2005 – © Henri Catier-Bresson / Magnum
publié par David CASTEL dans: détendez-vous
Jeudi 24 Novembre 2005

<P> <B>Harry face à Hermione</B> et face à ses hormones. Ironie du sort : si le sorcier n'a pas peur d'affronter les dragons, il est nettement plus timoré quand il s'agit du coeur... Photo Warner Bros. </P>  

La désormais traditionnelle déferlante Harry Potter a une nouvelle fois frappé le territoire belge. Pour sa quatrième incursion sur les grands écrans, le sorcier british entendait à grand renfort de pub conquérir le marché adolescent. Y parvient-il ? Nous avons effectué un coup de sonde, à chaud, auprès de quelques jeunes spectateurs qui constituent le coeur de cible du film. Derrière un enthousiasme mitigé, quelques enseignements. Commençons par le positif.

L'action. A la quasi-unanimité... masculine, elle est le fer de lance de Harry Potter et la coupe de feu . « C'est de loin ce que je préfère, commente Lucas, 17 ans. C'est autrement plus costaud. » Pour Amaury, 15 ans et demi... tout comme Daniel Radcliffe, alias Harry, c'est l'argument fort du film de Mike Newell. « Les personnages ont grandi, et ils s'en donnent à coeur joie lors du tournoi international de sorcellerie. C'est une compétition dangereuse. » Pour ces raisons, le film vient d'être classé en Grande-Bretagne interdit aux moins de 13 ans. Pas en Belgique. Alors quoi, ça fait peur ou pas ? « Pour les gens de mon âge, pas du tout », continue Amaury, de concert avec ses copains. « Mais je peux imaginer que pour des plus jeunes, il y a des scènes qui peuvent être impressionnantes. Je pense aux scènes de cimetière, au personnage de Voldemort, et à l'atmosphère noire de la deuxième partie du film. » Lucas embraie : « N'importe quel film d'horreur me fait peur. Mais sûrement pas ce film-ci ! » Même Sara, 14 ans, avoue être bien plus fan des scènes d'action que des bluettes d'amoureux.

L'humour. Jill, 15 ans, est tombée sous le charme des scènes souriantes du film. Qui ont souvent trait aux histoires d'amour. « Quand les étudiants de l'école des sorciers doivent se dépêcher de faire leurs devoirs pour pouvoir aller au bal, ça me fait rire. »

Mais nos ados n'en tempèrent pas moins leur enthousiasme de quelques critiques.

« Impossible à comprendre ». C'est du moins ce qu'affirme Lucas. Pas tant pour lui que pour son entourage, précise-t-il. « Moi, je connais Harry, alors je n'ai pas de problème. Mais je pense à ma tante, qui m'a accompagné et qui n'a rien compris. Et pour cause : c'est plein de références pour spécialistes. » Valentine, 15 ans, confirme : « Moi qui n'ai pas suivi les épisodes précédents, j'avoue qu'à certains moments j'ai un peu été perdue. »

L'école est finie. Petite déception pour pas mal de nos sondés : l'absence quasi totale de scènes de cours à l'école des sorciers.

Les scènes de coeur. On ne sera pas surpris. Si les filles, à l'exception de Sara, sont souvent attendries par les premiers émois amoureux de Harry et ses amis, les garçons l'avouent à demi-mots : ces histoires de drague gentillette, qu'est-ce que c'est rasoir ! « Tout à coup, alors qu'on est pris par les tensions de la compétition, s'emporte Amaury, voilà que débarquent des scènes de bal interminables ! » Lucas confirme : « Si j'adorais les scènes d'action, les histoires de coeur sont d'un banal ! » Lisa, 14 ans, et Sara médisent : « Si encore il n'y avait pas cette pétasse d'Emma Watson, qui minaude dans le rôle de Hermione... » Amaury nuance : « Harry n'a pas peur des dragons mais bien des filles. Allez... c'est mignon ! »

24 novembre 2005
publié par David CASTEL dans: détendez-vous
Jeudi 24 Novembre 2005




La fameuse Aston Martin DB5 de 1964 - châssis n° DB5/2008/R – du non moins célèbre agent secret de sa majesté, sera mise en vente en janvier prochain par l’étude RM. Ce sera la première fois que la star de « Thunderball » et « Goldfinger » sera mise en vente, pour une estimation oscillant entre 1,2 et 2 millions d’Euros.

La vente intitulé « Vintage Motor Cars in Arizona » aura lieu le 20 janvier 2006, dans l’état américain du même nom, au Arizona Biltmore de Phoenix.

Anciennement propriété de Sir Anthony Bamford, cette Aston Martin est l’une des rareté cédée par le Musée Pigeon Forge, dans le Tennessee, où elle est exposée depuis la fin des années 70. Cette auto, l’une des quatre DB5 construites par l’usine à l’usage exclusif du film et de sa promotion, est toujours équipée des gadgets concoctés par « Q ». Cet exemplaire fut précisément utilisé pour le lancement du film au milieu des années soixante et sera vendu avec les archives retraçant son histoire cinématographique.

Les options très spéciales de cette DB5 comprennent : des pare-chocs avant et arrière avec bananes articulées par un circuit hydraulique, un canon de Browning 30 millimètres mû par un mécanisme rotatif, des pointes escamotables cachées dans les moyeux, un pare-balles amovible arrière, un radio-téléphone logé dans une cache, un radar dans un rétroviseur extérieur avec écran de contrôle dans l’habitacle, le siège passager éjectable, (avec toit amovible !), un jet d’huile caché sous le phare arrière gauche, une réserve de clous à trois pointes sous le phare arrière droit, un mécanisme générant un écran de fumée situé aux côtés de l’échappement, des plaques minéralogiques pivotantes (trois immatriculations « YRE 186H », « 007JB » et « JB007 » et enfin, une cache pour armes sous le siège conducteur.



Des trois exemplaires encore en état, c’est le seul qui est entièrement complet et d’origine, qui plus est jouissant d’un très faible kilométrage… C’est peut-être l’occasion unique acquérir l’une des voitures les plus célèbres au monde.

D’autres lots d’intérêt seront proposés lors de cette vente : Maserati 300 S de 1955, Jaguar Type C de 1953, Ferrari 212E Montagna de 1969, Bugatti T57C Aravis de 1937, concept-car Chrysler Thunderbolt de 1941, Duesenberg Model J châssis long de 1930, Packard Super 8 Dietrich Sport Phaeton de 1932, et Packard Twelve 1106 Runabout Speedster par LeBaron de 1934.
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