Samoubitsa (le suicidé)

Publié le par david castel

Théâtre Samoubitsa (le suicidé)
 

 


Pratique : Baby-sitting, Covoiturage, Rencontres

 
Par Serge Lipszyc

Moscou 1928. Simon est chômeur. Il vit dans un appartement communautaire avec Marie, sa femme et Sérafine sa belle-mère. A la suite d’une querelle avec sa femme il menace de se suicider. Pris au sérieux par sa famille et son entourage qui dans un premeir temps tente de l’en dissuader, il trouvera dans l’issue fatale, la solution à ses problèmes.

Dès lors, il va devenir le symbole de tous les dysfonctionnements du régime. Il doit se suicider pour les intellectuels, les bouchers, les écrivains, les femmes… Et ne peut répondre à toutes les demandes. C’est la reconnaissance, la belle vie mais il faut passer à l’acte. Impossible.

Nicolaï Erdman est né à Moscou d’une famille russifiée d’allemands de la Baltique le 16 novembre 1900. Il écrit en 1928 le Suicider, sa seconde et dernière pièce. Mais le pouvoir soviètique s’est concentré à la fin des année 20-25 est révolue. Les déviants seront réduit au silence…

En 1923 la pièce est définitivement interdite. Arrêté et condamné en 33, il est éxilé. Il rentre à Moscou en 1949 où il vivra jusqu’à sa mort en 1970 en travaillant comme scènariste. Mais comme l’écrit Michel Vinaver : assassiné en tant qu’écrivain en 1932 à l’âge de trente ans, il a passé les trente huit dernières années de sa vie exilé de l’intérieur, dans le mutisme et l’obscurité.

Simon : "Est-ce que j’ai pris la fuite devant la révolution d’Octobre? Durant tout le mois d’octobre, je n’ai pas mis le nez dehors. J’ai des témoins". (Extrait)

Metteurs en Scène : Serge Lipszyc.
Auteurs : Nikolaï Erdman.
Comédiens : Cie Du Matamore.
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Publié dans Le Secret Bancaire

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