Cinq "cumulards" dans l'équipe Fillon

Publié le par david castel

 

B. J..
 Publié le 22 mai 2007
Actualisé le 22 mai 2007 : 07h27



Éric Besson, maire de Donzères (Drôme)et Hervé Morin, maire d'Épaignes (Eure).

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Éric Besson, maire de Donzères (Drôme)et Hervé Morin, maire d'Épaignes (Eure).
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Le chef de l'État ne reconduira pas la règle du non-cumul entre un portefeuille ministériel et un exécutif local.

 
VOILÀ une nouvelle qui fait déjà l'unanimité ou presque à l'UMP. Le successeur de Jacques Chirac ne demandera pas à ses nouveaux ministres de renoncer à leurs mandats locaux. Nicolas Sarkozy rouvre donc la voie à la possibilité de cumuler un portefeuille ministériel et un fauteuil de maire ou de président de conseil général.
 
Cinq de ses ministres, nommés vendredi, sont dans cette situation : Alain Juppé, numéro deux du gouvernement et maire de Bordeaux ; Xavier Darcos, ministre de l'Éducation et maire de Périgueux ; Éric Woerth, ministre des Comptes publics et maire de Chantilly ; Hervé Morin, ministre de la Défense et maire d'Épaignes (Eure) ; Éric Besson, secrétaire d'État à la Prospective et à l'Évaluation des politiques publiques et maire de Donzères (Drôme). Aucun d'entre eux ne devrait donc démissionner de leurs fonctions locales. Y compris Alain Juppé, maire de la cinquième ville de France.
 
Jacques Chirac avait imposé, juste après sa réélection en 2002, la même règle que Lionel Jospin à ses ministres en leur demandant de se défaire de leurs exécutifs locaux. Quatorze des membres de son gouvernement - Jean-Pierre Raffarin en tête - sur vingt-neuf avaient dû obtempérer. Plusieurs d'entre eux avaient manifesté leur désapprobation, dont François Fillon, contraint de lâcher la présidence du conseil régional des Pays de la Loire.
 
Fin d'une règle impopulaire
 
Au fil du quinquennat, les mi­nistres finiront par gagner leur bras de fer. Marie-Josée Roig (Famille puis Libertés locales) n'a par exemple jamais renoncé à sa mairie d'Avignon. Revenu au gouvernement en 2005, Sarkozy avait refusé d'abandonner la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Dans la même situation, Pascal Clément (Loire) et Christian Estrosi (Alpes-Maritimes) ne bougeront pas non plus. Un an plus tard, les ministres Christian Jacob et Jean-François Copé furent même autorisés à reprendre leurs mairies de Provins et de Meaux, tout en restant au gouvernement. Preuve que la droite avait anticipé la fin d'une règle très impopulaire chez les élus.
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Publié dans Découpage électoral

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