Présentation

Samedi 24 novembre 2007
Un petit enfant, sans bras, est à la piscine avec sa classe.
Quand le maître nageur demande à la classe qui sait nager, le petit répond:
"Moi Monsieur, Moi Monsieur ! "
"mais, mon petit, ne dit pas de bêtises."
" Si si Monsieur ! "
Et le petit saute dans l'eau pour prouver ses dires. Une fois dans l'eau, il arrive à nager et se débrouille même plutôt bien.
De retour sur le bord, le maître nageur lui demande :
"C'est bien mon petit, mais qui t'a appris à nager ? "
" C'est mon Papa, toutes les semaines, il m'amène à la mer et me jette dans l'eau, il faut que je revienne à la nage."
" Et c'est pas trop dur ?"
"Non, le plus dur, c'est d'arriver à sortir du sac en plastique. "

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Si c'est trop horrible arrêtez là !

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A l'école, la maîtresse demande aux élèves de raconter un évènement inhabituel qui leur est arrivé récemment. Plus tard elle demande à quelques élèves de lire leur texte.
Arthur se lève et commence:
"La semaine dernière, papa est tombé dans le puits au fond du jardin."
"Doux Jésus, s'exclame le maîtresse, il va bien au moins ? "
"Je suppose répond Arthur. Il a arrêté d'appeler à l'aide hier. "

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Toujours là ? alors on continue .

!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Quelques jours après la rentrée des classes, on procède à la traditionnelle photo de classe.
La semaine suivante, l'institutrice essaie évidemment de persuader les
enfants d'en acheter une chacun.
"Pensez à l'avenir, vous serez bien contents dans quelques années, quand vous serez grands, de vous dire en regardant la photo: " tiens, là c'est
Julie, elle est médecin maintenant" ou encore "là c'est Kévin, il est ingénieur et là c'est Amélie, elle est manucure"......
A ce moment une petite voix se fait entendre du fond de la classe:
" Et là c'est la maîtresse Mme Planchon, elle est morte ! "

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les enfants sont terribles NON ?
allez une dernière..... la pire !

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C'est une sage femme qui se rend chez le boucher.
"Bonjour, le voudrais 450 g de petite saucisse SVP Et le boucher coupe un morceau qui pèse pile poil 450g"
"Un coup de chance", dit la dame
" Oh non juste 30 ans de métier madame. "
Elle se dit qu'elle va l'avoir et demande 225 g de pâté de foie.
Et le boucher lui coupe un morceau de 225 g.
" Vous voyez que ce n'est pas un coup de chance"
Quand tout à coup, on crie à l'aide car une femme est en train d'accoucher dans la rue, sur le trottoir.
La sage femme accourt et met au monde un petit bébé.
" 3kg 800 ! "dit-elle.
" Ah non, 3kg700 !" répond le boucher.
Pour être fixé, le boucher demande à son apprenti de prendre le bébé et d'aller le peser.
"2kg300," clame l'apprenti depuis l'arrière boutique
Le boucher et la sage femme sont tout deux étonnés de se tromper d'autant
"Tu es sûr ? demande le boucher à son apprenti ?
"Ah oui 2kg300, vidé et désossé "!

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Vraiment ignoble !!!
allez, puisque vous insistez en voici encore une...........

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M. Tremblay apprend que sa femme vient d'avoir un terrible accident. Il accourt à l'hôpital et demande pour la voir.
On lui répond que le Dr. Smith s'occupe de son dossier et qu'il viendra le rencontrer dans une quinzaine de minutes afin de faire le point sur l'état de santé de son épouse.
Lorsque le docteur entre dans la salle d'attente, il aperçoit M. Tremblay complètement paniqué. Le Dr. Smith s'assoit à ses côtés et lui dit :
" Les nouvelles ne sont pas très bonnes, M. Tremblay. Votre femme a eu un accident de la route et sa colonne est fracturée a deux endroits."
"Mon Dieu, répond M. Tremblay. Remarchera-t-elle un jour ? "
" J'ai bien peur que non. C'est inopérable. Vous devrez vous en occuper jusqu'à la fin de ses jours. Vous allez devoir la nourrir chaques jours."
L'époux se met alors à pleurer.
" Ce n'est pas tout, vous allez devoir la retourner dans son lit toutes les deux heures afin d'éviter d'autres complications."
L'époux n'en peut plus, il est alors incapable de s'arrêter de pleurer.
" Et évidemment, vous devrez changer ses couches car elle n'a plus le contrôle ni de sa vessie ni de ses intestins Vous devrez les changer environ 6 fois par jour. "
M. Tremblay ne se contrôle plus et perd momentanément le nord. Il devient hystérique et se prend la tête à deux mains.
C'est à ce moment que le docteur lui pose une main sur l'épaule et lui dit :

"Je rigole, elle est déjà morte " !
 
Par david castel - Publié dans : a l'étranger
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Samedi 24 novembre 2007
[Souvent, du côté palestinien, les projets communs de coopération
israélo-palestiniens sont critiqués par les radicaux, en général pour «
collaboration » (avec l¹ennemi). Walid Salem, qui travaille depuis de
nombreuses années à des projets de ce type, répond à ses détracteurs
palestiniens. A noter qu¹il y a deux ans, il a publié un article en réponse
au président iranien Ahmadinejad qui avait déclaré vouloir « rayer Israël de
la carte » : http://www.lapaixmaintenant.org/article1177]
 
 
Daily Star (Beyrouth), 21 novembre 2007
article diffusé à l¹origine par Bitterlemons (www.
bitterlemons-international.org) puis par MiddleEastWeb
 
http://www.dailystar.com.lb/article.asp?edition_id=1&categ_id=5&article_id=8
6915
 
Il faut davantage de « normalisation » entre Palestiniens et Israéliens
Walid Salem*
 
Traduction : Gérard pour La Paix Maintenant
 
 
Dans le monde arabe et musulman, on considère la normalisation comme un
processus consistant à établir des relations réciproques avec Israël dans
tous les domaines, politique, économique, social, culturel, éducatif,
judiciaire et sécuritaire. Ceux qui s¹opposent à une telle « normalisation »
se divisent en deux groupes : pour les uns, Israël a été créé sur une terre
musulmane et palestinienne aux dépens du peuple palestinien, véritable
propriétaire de la terre, qui en conséquence est devenu réfugié hors de son
pays. Pour les autres, la « normalisation » est acceptable, mais seulement
après qu¹Israël se sera retiré des territoires palestiniens et des autres
territoires arabes qu¹il occupe depuis 1967. Certains ajoutent que le droit
au retour des réfugiés palestiniens en Israël proprement dit (soit dans les
frontières de 1967, ndt) devra être mis en ¦uvre avant toute normalisation.
 
Alors que le débat avec le premier groupe se déroule sur le plan
idéologique, la discussion avec le second est de nature politique. D¹une
part, il s¹agit du prix à payer et des concessions réciproques qui doivent
être faites pour parvenir à la paix. De l¹autre, il s¹agit du processus de
paix et de la question de savoir si ce processus doit ou non inclure une
forme quelconque de dialogue et de contact avec l¹autre côté.
 
Mais peut-on qualifier de « normalisation » les formes actuelles de contact
et de dialogue entre les deux côtés ? Par définition, une normalisation ne
peut intervenir qu¹entre deux Etats. L¹Etat palestinien n¹existant pas, ce
type de normalisation n¹est pas encore possible. Mais alors, quels sont les
buts des formes actuelles de contact et de dialogue s¹il ne s¹agit pas de
normalisation ?
 
Les contacts ont commencé entre membres de groupes marxistes des deux côtés,
dès la création de l¹Etat d¹Israël. Ces contacts étaient en continuité avec
leurs relations de camaraderie entre membres de mêmes partis politiques
avant 1948. Les contacts officiels de l¹OLP avec Israël ont commencé dans
les années 70, avec ce qu¹on appelait à l¹époque « les mouvements juifs qui
soutiennent les droits du peuple palestinien. » Ces contacts officiels ont
évolué avec les objectifs palestiniens tels qu¹ils étaient définis par L¹OLP
: de la « libération de toute la Palestine » à l¹acceptation de « la
création d¹une Autorité nationale sur tout territoire libéré » (résolution
du Conseil national palestinien, 1974) puis à « la création d¹un Etat
palestinien à côté d¹Israël (résolution du Conseil national palestinien,
1988).
 
Avant la Déclaration de principes israélo-palestinienne de 1993 (Oslo), les
contacts israélo-palestiniens se déroulaient à deux niveaux : des
négociations secrètes entre représentants officiels des deux côtés, et des
négociations entre universitaires et dirigeants d¹ONG. Ces deux pistes
suivies avaient pour objectif de chercher les moyens de mener à bien la
solution de deux Etats. Ainsi, pour un certain nombre de Palestiniens, ces
deux formes de contact représentaient une forme de lutte pour les droits des
Palestiniens.
 
En plus de ces deux pistes, il y a toujours eu, depuis 1967, une troisième,
la « piste de la solidarité », qui a vu et voit encore des organisations
israéliennes de gauche mener des actions en solidarité avec le peuple
palestinien.
 
Après les accords d¹Oslo, de nouvelles approches se sont développées,
impliquant des contacts de personnes à personnes. Une étude réalisée par
l¹auteur de ces lignes a montré que ces approches nouvelles comprennent a)
l¹approche par le contact humain dans différents secteurs, comme les
universitaires, les jeunes, les femmes, etc. ; b) l¹approche par « le soin
par la réconciliation », qui concerne surtout les familles endeuillées ; et
c) la « coordination et la préparation de chacune des opinions publiques »
avec pour objectif de consolider le soutien à des accords de paix suggérés,
approche qui a conduit à la déclaration Nusseibeh-Ayalon (1) et à
l¹Initiative de Genève.
 
Cette troisième catégorie est une sorte d¹engagement politique qu¹on peut
accepter ou refuser, mais on ne peut en aucun cas la qualifier de «
normalisation », surtout si ce terme sert à accuser de collaborer avec
l¹autre côté aux dépens du peuple palestinien. La deuxième approche consiste
à rapprocher des familles endeuillées pour soigner leurs blessures. En tant
que telle, elle peut contribuer à créer davantage de compréhension entre des
gens issus des deux peuples, qui, à leur tour, aideront à bâtir la paix
entre les gens et non plus seulement entre les dirigeants.
 
La première approche est celle qui a suscité le plus de critiques. La
critique la plus communément exprimée est que des projets de cette sorte
créent une fausse image de relations « normales » (différente de la
normalisation définie plus haut), comme s¹il n¹y avait ni occupants ni
occupés, et comme si les deux côtés étaient en quelque sorte sur un pied
d¹égalité. Beaucoup de ces critiques ont d¹ailleurs été formulées par les
initiateurs de ces projets eux-mêmes, qui se sont fixé pour but de modifier
les projets futurs afin de ne jamais biaiser la réalité, mais plutôt de
travailler dans le contexte de cette réalité pour une solution qui ne soit
aux dépens ni de l¹un ni de l¹autre des côtés.
 
Au-delà de la rhétorique politique et des accusations, la plupart des
Palestiniens qui s¹engagent dans des projets communs le font parce qu¹ils
sont persuadés qu¹il s¹agit d¹une manière de parvenir à la solution de deux
Etats. Et ils considèrent également que l¹autre côté croit sincèrement à la
même chose. Par conséquent, ils ont le sentiment que le fait de boycotter ou
d¹éviter de travailler avec ces groupes israélo-palestiniens nuit à la
solution de deux Etats.
 
Il ne s¹agit pas ici de dire que les relations entre les deux côtés sont
faciles. Les Palestiniens engagés dans ces projets sont des patriotes, comme
le sont les Israéliens. Souvent, cela crée de fortes tensions avant que les
deux groupes trouvent un quelconque terrain d¹entente.
 
Malgré ces difficultés, cette approche demeure une voie vers la solution de
deux Etats. Le problème n¹est pas que ces actions communes existent, mais
qu¹il n¹en existe pas assez pour véritablement peser sur la balance.
 
 
(1) Voir le texte de la déclaration Nusseibeh-Ayalon :
http://www.lapaixmaintenant.org/communique186
 
 
* Walid Salem dirige la Society for Democracy and Community Development à
Jérusalem Est. Il est l¹auteur de nombreux ouvrages et articles sur la
démocratie, la citoyenneté, le développement de la société civile, la paix
israélo-palestinienne et les réfugiés.
 
Par david castel - Publié dans : Peace In The Middle East
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Vendredi 23 novembre 2007

 

Sébastien Lapaque
22/11/2007 | Mise à jour : 11:55 |
Commentaires 7
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« La critique déconne, je suis le phénomène et s’il s’agit de faire le pitre, c’est dans mes cordes», constate l’écrivain. (AFP)
« La critique déconne, je suis le phénomène et s’il s’agit de faire le pitre, c’est dans mes cordes», constate l’écrivain. (AFP) Crédits photo : AFP

Une correspondance avec sa secrétaire particulière, un coffret de deux DVD et un document littéraire : trois nouvelles pièces à verser au dossier de l’écrivain maudit.

Dans les dernières années de la Quatrième et les premières années de la Cinquième, tandis que la France twistait sur fond de gaullisme, la visite à Meudon, où Louis-Ferdinand Céline, docteur Destouches, s’était installé après son retour du Danemark en septembre 1951, faisait figure de pèlerinage pour les esprits forts. Roger Nimier se faisait une gloire d’aller saluer en Aston Martin l’auteur de Voyage au bout de la nuit et Lucette Almanzor, son épouse, dans leur villa Louis-Philippe de la route des Gardes.

« C’est Lucette qui a trouvé la maison dans ce coin, envahie par les ronces, les orties, écrira Dominique de Roux dans La Mort de L.-F. Céline. Des arbustes au flanc de la colline. Il n’y a pas de chauffage. La cuisine est inexistante. Il faut remuer les pierres. Ils sont arrivés en taxi, et voilà ce lieu inhabitable qui donne sur les usines Renault, sur Paris, sur la tour Eiffel inévitablement. Ils sont descendus. Le chat s’est faufilé. » À l’entrée du jardin, une plaque indiquait simplement : « Dr L.-F. DESTOUCHES - DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS - DE 14 H A 16 H - SAUF VENDREDI. » Céline vivait au rez-de-chaussée avec ses chiens et son perroquet, tandis que Lucette donnait à l’étage des cours de danse classique « et de caractère ». Plus tard, Eugène Saccomano et Marc-Édouard Nabe ont refait ce pèlerinage. Mais l’ancien maître des lieux n’était plus là pour dire à ses visiteurs son dégoût pour « l’auto, l’alcool, l’ambition, la politique », en faisant comme si rien - ou presque - ne s’était passé durant la période 1940-1944.

 

Persécuté, persécuteur

Pour se faire une idée du petit jeu de Louis-Ferdinand Céline à cette époque, on se reportera au coffret que publient les Éditions Montparnasse. Sur l’un des deux DVD ont été repris deux grands entretiens avec André Parinaud (1958) et Louis Pauwels (1961) du romancier installé dans sa « salle à manger-bureau ». Deux documents passionnants, rarement diffusés à la télévision depuis quarante ans, notamment l’entretien audiovisuel avec Louis Pauwels. Préparé pour l’émission « En français dans le texte » en 1959, ce film avait été déprogrammé à la demande du Mrap et d’une association d’anciens combattants de la Résistance. On ne se souvient pas toujours quelles fureurs pouvait alors déclencher le seul énoncé du nom de Louis-Ferdinand Céline. Amnistié en avril 1951, rentré de son exil danois en juillet de la même année, installé à Meudon où il donnait de rares consultations, l’écrivain restait un maudit malgré un contrat d’exclusivité avec Gaston Gallimard, qui s’était engagé à republier toute son oeuvre et tous ses livres à venir. Et cette situation convenait très bien à cet artiste génial, comédien du martyr qui avait consacré sa thèse à Ignace-Philippe Semmelweiss, un médecin juif hongrois, chassé du corps médical pour avoir démontré le premier que le lavage des mains diminuait la mort par septicémie des femmes après l’accouchement. Le rappel de ce travail est à mettre en relation avec les transports antisémites de Céline dans Bagatelles pour un massacre (1937) et Les Beaux Draps (1941). Après avoir glorifié un Juif persécuté, Céline est lui-même devenu persécuteur, avant de finir sa vie dans la posture du martyr condamné à « la mort, la ruine, la persécution ». « Je me considère victime des vacheries », insiste-t-il, sans jamais amender quoi que ce soit, tandis que son perroquet siffle dans son dos. « Je travaille et les autres ne foutent rien », explique-t-il à Louis Pauwels. « Toujours plein de colère et enveloppé de misère », l’écrivain s’est ainsi composé un personnage de clochard sensible et génial visuellement très vendeur. On songe à Michel Houellebecq, qui a le même art de passer sans sourciller de propos brutaux sur les femmes musulmanes à des considérations délicates sur son chien Clément. Et la même façon de rouler les journalistes dans la farine - qui au lieu de poser des questions aux écrivains feraient mieux de lire leurs livres. Dans ses Entretiens avec le professeur Y, publiés en feuilleton dans la « nouvelle » Nouvelle Revue française pendant l’été 1954, Céline s’amuse de l’utilisation qu’il se prépare à faire de la télévision lors de la sortie de son livre D’un château l’autre, programmé pour le printemps 1957. « Tu t’es pas vu, Ferdinand ? t’es devenu fou ? pourquoi pas télévisionner ? avec ta poire, avec ta voix, tu t’es jamais entendu ?... tu t’es pas regardé dans la glace, ta dégaine ? » Resté barricadé chez lui au moment de la publication de Féerie pour une autre fois en 1952, il ne commet pas la même erreur lorsque paraît D’un château l’autre, sa chronique du repli de Pétain et de sa clique de collabos à Sigmaringen. Des pisse-copies veulent faire le voyage jusqu’à Meudon ? Qu’ils viennent...

 

« La vérité n’est plus d’époque »

« La critique déconne, je suis le phénomène et s’il s’agit de faire le pitre, c’est dans mes cordes, constate Céline, qui reçoit ses visiteurs en charentaises, couvert de chandails miteux et d’une pelisse de berger. Je vais les régaler, bientôt ils danseront la danse du scalp autour de mon poteau. Mentir, raconter n’importe quoi, tout est là. Il faut raconter aux gens ce qu’ils attendent, la vérité n’est plus d’époque. » Lorsqu’on lit les lettres que Céline écrit au même moment à Marie Canavaggia, son assistante depuis 1936, on se rend compte qu’il n’était ni le gâteux ni le clochard qu’il faisait semblant d’être pour émouvoir ses amis et ses ennemis. Expert en apocalypses, l’écrivain a un projet, il veut gagner sa course contre la mort, « la grande inspiratrice », pour achever la trilogie qui fera de lui le Joinville ou le Commynes de la Seconde Guerre mondiale. Après D’un château l’autre, Nord paraît en 1960. Le 30 juin 1961, Céline met un point final mis à Rigodon sur cette inoubliable vision des hordes chinoises s’arrêtant à Reims, pour descendre dans les caves de champagne « pleines de profondeurs pétillantes ». Et il meurt à Meudon, d’une rupture d’anévrisme, le 1er juillet.

Lettres à Marie Canavaggia (1936-1960) de Louis Ferdinand Céline Édition de Jean-Paul Louis, Gallimard, 752 p., 18 €.

Et aussi La Mort de L.-F. Céline, de Dominique de Roux, avant-propos de Jean-Marc Parisis, La Table Ronde, 195 p., 8,50 € . Céline vivant, DVD 2 disques, Èditions Montparnasse, 30 €

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Voyage au bout de la télé

Céline, bête d’écran

Par Delfeil de Ton

Rue Cognacq-Jay et chez lui, à Meudon, au milieu de ses animaux, l’écrivain parle, et c’est fantastique!

 

 

Trois fois dix-neuf minutes, génériques compris, c’est ce que nous auront légué, de Louis-Ferdinand Céline, les caméras du XXe siècle.

129NOB01.jpg
INA

Trois entretiens, en 1957, 1958, 1959, que Pierre Dumayet, André Parinaud et Louis Pauwels eurent le talent et l’audace de mener pour la télévision, alors monopole d’Etat, et dont le premier, seul, fut diffusé. Avec le retour au pouvoir de De Gaulle, en 1958, les censeurs avaient de beaux jours devant eux. Ils en ont abondamment profité.

 

 

 

Même pas une heure! Mais quelles minutes! Les Editions Montparnasse les réunissent sur un DVD. L’émission de Dumayet d’abord, à propos de la parution de «D’un château l’autre». L’intervieweur se montre à peine, n’ouvre la bouche que pour laisser parler. Intelligence des questions. Jean Prat est aux caméras: intelligence des plans. Céline, le personnage, une bête d’écran. Ses attitudes, ses propos, sa voix. Rien, avant et après lui, qui ressemble à ce qu’on voit, à ce qu’on entend. Il n’a pas seulement écrit des livres qu’après lui c’est plus la peine, voilà aussi qu’il s’est montré, qu’il a causé.

 

129NOB02.jpg
INA
Et qu’il a remis ça. Et re-remis. Non plus dans les studios de la rue Cognacq-Jay mais chez lui, à Meudon. Nous sommes dans l’antre, dans la forge. Le perroquet est là, les pinces à linge. L’interview? S’il s’en fout, de l’interview. Que le perroquet n’aille surtout pas se sauver. Et les chiens. Qu’est-ce qu’ils ont, les chiens? On ne résume pas Céline. On en prend plein les oreilles, plein les mirettes et on se repasse le disque. Il y en a un deuxième!

Cette publication miraculeuse offre deux DVD. Cette fois, c’est Michel Polac. A peine de Gaulle reparti pour Colombey, mai 1969, passent à la télévision deux émissions où Polac a rassemblé Dominique de Roux, Gen Paul, Marcel Brochard, d’autres témoins du passé et, mieux que tout, va voir Lucette Almanzor, la dernière danseuse, la veuve. Elle a à dire, elle le dit bien. Il y a un psychanalyste, aussi, qui connaît l’œuvre et qui sait expliquer le travail. Pas loin de deux heures de points de vue divers qui nourrissent le spectateur, qui montrent des lieux: le Passage, la maison après l’incendie. Cinquante ans bientôt que l’écrivain est mort. Son œuvre n’a jamais été aussi vivante. Ces deux DVD, soigneusement édités, sont évidemment indispensables à connaître pour les lecteurs de l’auteur mais ils peuvent être une révélation pour qui ne l’a jamais lu: comment ne pas être attiré par un bonhomme pareil, n’avoir pas envie d’aller y jeter un œil, dans ses livres qui suscitent pareils intérêts?
DTT


«Céline vivant», coffret de deux DVD de 67 et 116 min, Editions Montparnasse, 30 euros. Plusieurs bonus dont un livret par Emile Brami.


A lire, enfin disponible en édition courante, de Louis-Ferdinand Céline, présentation et notes par Jean Paul Louis, «Lettres à Marie Canavaggia (1936-1960)», Gallimard, 754 p., 18 euros.

Source: «Le Nouvel Observateur» du 22 novembre 2007

Par david castel - Publié dans : LAETITIA
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Vendredi 23 novembre 2007
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La Mercedes-Benz 540K 1937, l'ultime expression du perfectionnement de la technique automobile d'avant-guerre.
Photo fournie par RM Auctions

 

Alain Raymond

La Presse

Collaboration spéciale

Bernard Charles «Bernie» Ecclestone, le «pape de la Formule 1», est très influent, et surtout très fortuné.

Mais son intérêt pour l'automobile n'est pas simplement pécuniaire puisqu'il a su, au fil des ans, monter une collection impressionnante et variée, composée de voitures d'exception et de modèles tout à fait modestes.

À 77 ans bien sonnés, Bernie a donc décidé de vider le garage en offrant aux enchères une partie de sa collection. La vente, organisée par RM Auctions et qui s'est tenue le 31 octobre dernier à Londres, mettait en vedette 85 voitures dont une belle brochette de très rares et très exclusives Mercedes-Benz.

Un roadster Mercedes-Benz 540K 1937 a atteint la somme faramineuse de 8,25 millions de dollars, et une Mercedes-Benz SSK a soulagé son heureux acheteur de 2,5 millions.


 

Photo Bloomberg

 
Parmi les autres vedettes, la voiture de l'ex-Beatle George Harrison, une Aston Martin DB51 964, vendue près de 465 000$. Mais rassurez-vous, les collectionneurs moins fortunés ont également été bien servis, que ce soit avec la modeste Ford Anglia 1964 de Bernie (11 700$) ou l'une de ses deux craquantes Fiat 500, vendues 25 000$ et 23 000$ respectivement.

Prochain grand rendez-vous européen de RM Auctions le 18 mai 2008 à Maranello, pour une deuxième vente exclusive de Ferrari d'exception. Ramassez vos sous; on ne sait jamais!
 
Par david castel - Publié dans : LAETITIA
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Vendredi 23 novembre 2007
 
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Courrier international - n° 645 - 13 mars 2003
Portrait

Héros des Américains à l'époque de la guerre froide, l'ancien prodige des échecs sort parfois de son anonymat pour agonir d'injures les Etats-Unis. Il vit à Tokyo, entouré de mystère.
On sentait encore la présence du "roi" dans le local. Lorsque, à la fin de 2002, j'ai visité un centre d'échecs - chose rare au Japon - dans le quartier d'Ikegami, à Tokyo, j'ai découvert sur un mur une peinture portant l'autographe de Bobby Fischer, le plus grand champion d'échecs de tous les temps. A 14 ans [Fischer est né le 9 mars 1943, dans l'Illinois], il remporta le championnat des Etats-Unis, et il est demeuré le tenant du titre huit années d'affilée [de 1958 à 1966]. A 29 ans, il est devenu champion du monde, avant de disparaître brusquement. Cet autographe est la preuve que ce mythe ambulant est passé par Tokyo. La dame de l'accueil m'a expliqué que Bobby Fischer était venu au centre et que, reconnaissant dans la partie représentée sur le tableau l'une des siennes, il avait inscrit son nom dessus. Mais personne au centre n'a voulu révéler quand et pourquoi il y était venu. Sa présence au Japon ne semble toutefois faire aucun doute. En poussant plus loin mon enquête, j'ai appris que son courrier était envoyé à Tokyo et qu'il possédait un site Internet et une adresse électronique sur un serveur japonais. Pourquoi le "roi" se trouve-t-il au Japon ?
Robert James Fischer était le héros des Etats-Unis. Lorsque, en 1972, il a participé au Championnat du monde, le monde des échecs était dominé par l'URSS. En pleine guerre froide, il a battu un à un les meilleurs joueurs soviétiques et arraché le titre de champion. Aussitôt, il fut acclamé aux quatre coins des Etats-Unis. Toutefois, il disparut sans se présenter au championnat de 1975 pour défendre son titre. Mesurant près de 2 mètres, il possède un regard extrêmement perçant. Connu pour son mauvais caractère, il s'emporte facilement. Par-dessus tout, il déteste les médias. Si quelqu'un, même parmi ses bons amis, se risque à parler de Fischer à un journaliste, il est immédiatement banni. Le mystère dont il s'est enveloppé est d'autant plus épais que son entourage garde le silence. Il faut toutefois préciser qu'au Japon les amateurs d'échecs ne s'intéressent pas beaucoup à lui [ce qui lui permet de demeurer dans un total anonymat]. "Si jamais Fischer acceptait de disputer une partie, ce serait un événement, mais, dans la mesure où il ne joue plus, il n'éveille pas l'intérêt", explique Shigeo Hayakawa, président de l'Association des joueurs d'échecs par correspondance. Hiroshi Yukawa, chargé de la gestion d'un club d'échecs dans la région de Tokyo, partage cet avis. "J'ai entendu dire qu'il était au Japon, mais c'est un homme du passé. Ceux qui font parler d'eux aujourd'hui sont d'une génération qui n'était pas encore née lorsque Fischer est devenu le numéro un mondial." En revanche, Yoshiharu Habu, célèbre champion de shogi [jeu d'échecs japonais], lui porte une admiration sans bornes. "Le comportement de Mozart n'a jamais été louable, mais les oeuvres qu'il nous a léguées sont admirables. De même, les parties de Fischer sont extraordinaires." Devenu professionnel quand il était encore au collège, Yoshiharu Habu a cumulé, à 25 ans, les sept plus grands titres du Japon. Au centre d'échecs d'Ikegami, on voit une photo de lui devant un échiquier. Il faut dire qu'aux échecs il est classé deuxième meilleur joueur national. "Mon souhait le plus cher serait de l'affronter", avoue-t-il.
Aux échecs comme au shogi, le jeu consiste à capturer le roi de l'adversaire, mais, pour Habu, les différences sont sensibles : aux échecs, les cases sont moins nombreuses [64 au lieu de 81] et les figures qui possèdent une grande puissance d'attaque s'affrontent dès le début de la partie ; au shogi [où l'on récupère les pièces conquises à l'adversaire], la construction du jeu a une importance capitale car le joueur doit déplacer ses pièces tout en ayant à l'esprit l'ensemble des pièces de l'adversaire. On dit que les échecs et le shogi ont tous deux été inventés en Inde, mais leurs différences sont le reflet de celles qui existent entre l'Orient et l'Occident. Alors qu'Habu est aussi bon à l'attaque qu'en défense, Fischer se distingue par son extraordinaire force offensive. Il veut à tout prix la victoire, jamais un match nul, même quand il n'a pas l'avantage de commencer la partie. Fischer a réapparu une seule fois sur la scène internationale, en 1992 : il a remporté un match d'exhibition [contre Boris Spassky] organisé en Yougoslavie et empoché plus de 3 millions de dollars. Mais, à l'époque, la Yougoslavie faisait l'objet de sanctions économiques de la part des Etats-Unis. Considérant que participer à un match pour de l'argent était une violation des sanctions internationales, l'administration américaine l'a poursuivi en justice. Le grand maître a ainsi disparu de nouveau pendant sept ans, sans jamais retourner en Amérique. En 1999, il est sorti de son mutisme en acceptant de répondre à une interview d'un journaliste philippin, Pablo Mercado, sur une radio hongroise. "Il m'avait laissé entendre qu'il se sentait bien au Japon et qu'il comptait y rester quelque temps", raconte ce directeur d'une station de radio philippine, qui l'a interviewé plusieurs fois par la suite.
Le 11 septembre 2001, jour où les Etats-Unis se sont retrouvés plongés dans la tragédie, Pablo Mercado a reçu un appel du Japon. A l'autre bout du fil, Bobby Fischer hurlait : "Je veux absolument parler à la radio!" Une fois sur les ondes, il a parlé sans arrêt et avec violence. "C'est une nouvelle formidable ! Il était temps que les Etats-Unis en prennent plein la gueule... [...] Que l'Amérique se fasse enculer ! Je veux voir ce pays anéanti, il n'a eu que ce qu'il méritait : mort aux Etats-Unis !" La voix s'enflait ; de temps en temps, elle devenait suraiguë. Il empêchait même qu'on lui pose des questions. "Qui d'autre que moi a contribué à relever l'image des Etats-Unis ? Avant que je ne devienne le numéro un mondial, l'Amérique n'avait rien d'un pays intellectuel. [...] Maintenant, elle n'a plus besoin de moi, la guerre froide est finie, et ils tentent de m'étouffer." Via Internet, ses déclarations ont traversé l'océan et sont devenues l'objet d'une grande discussion à la Fédération américaine d'échecs. Même les dirigeants les plus tolérants ont blâmé Fischer. "C'est absurde. Il s'expose au crime de trahison contre l'Etat. Nous sommes en pleine guerre." En février 2002, douze jours après le discours du président Bush sur l'"axe du mal", la Fédération a décidé d'exclure le seul champion du monde américain de l'Histoire. Le centre d'échecs d'Ikegami est ouvert le week-end de 12 h 30 à 20 heures. En dehors des premières heures, quand les enfants se pressent dans la salle de cours, il n'y a personne, à l'exception de la dame de l'accueil. Au début de 2003, la peinture qui était accrochée au mur a été remplacée par une affiche du film Harry Potter.
Daisuke Nakai
Asahi Shimbun
Enigmes
Dans les années 40 et 50, la mère de Bobby Fischer a été filée par le FBI, révèle The Washington Post. Ayant passé les années 30 à Moscou, Regina Fischer était soupçonnée d'espionnage. Selon le journal, le vrai père de Bobby n'était pas l'Allemand Hans-Gerhardt Fischer, mais son camarade, le Hongrois Pál Neményi, qui a fait comme lui la guerre d'Espagne. Fischer ne partage-t-il pas son temps entre le Japon, les Philippines et... la Hongrie, où, d'après le quotidien hongrois Népszabadság, il résiderait toujours ?
 © Courrier international 2007 | ISSN de la publication électronique : 1768-3076  
Par david castel - Publié dans : Bobby
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